Samedi 25 novembre 2006
Qu'il est amusant de regarder nos chers médiats et nos partis politiques en ce moment, l'un n'allant bien entendu plus jamais sans l'autre. Et même si je n'ai plus vraiment le temps de rester parfaitement informé en ce moment, des quelques bribes que j'ai pus entendre ici et là, j'ai pus voir qu'en France, étonnement, rien n'a changé.


Nos médiats continuent de retransmettre de manière crue (dans le meilleurs des cas) faits divers et autres joyeusetés concernant l'insécurité, juste avant de s'étonner des résultats des sondages pro-lepen.


Nos politiciens, définitivement réunis dans des partis gargantuesques d'un autre temps, se bagarrent pour la présidentielle. Ces grands groupes qui se demandent pourquoi ils sont encore là, cherchant chaque élections désespérément un programme, manière dérivée pour expliquer qu'on n'a pas d'idées, ni d'idéal.


Cette simple observation m'est désagréable : comment peut on imaginer gérer un pays si, soit même, on n'est pas convaincu de ce que l'on propose ?


Nous avons donc des partis politiques qui tournent en roue libre, se basant souvent sur des idées devenues ringardes par effet du temps. Entendre Ségolène Royal inclure des mots dans son discours, après avoir été sélectionnée, tels que « c'est un véritable mouvement populaire », « il est temps de se battre » etc. tirés d'un vocabulaire socialo-populiste, était affligeant.



Allons nous vers une nouvelle élection médiocre ? Où on n'aura, pour le second tour, le choix qu'entre Lepen et une figure médiatique – certe – mais complètement vide de compétence et d'objectifs, car n'étant arrivé à ce poste non pas par idéal mais par ambition.


Sans oublier que l'esprit de réforme des institutions, particulièrement nécessaire actuellement, m'apparaît difficilement personnalisable dans un de ces personnages, étant le produit même dudit système.


Jusqu'à quand la France pourra se permettre un tel système qui n'amène jamais rien de neuf, fait sa propre promotion et se bride de lui même ?


Il est pourtant un risque à ne rien changer dans ce système : à force de voir les gouvernements incompétents et inefficaces, il est de forte chance que les extrêmes grossissent leurs rangs. Comme c'est déjà plus ou moins déjà en train de ce passer d'ailleurs...

Par Dross - Publié dans : Politique
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Dimanche 29 octobre 2006
Depuis quelques mois, je suis agréablement surpris de la qualité des films qui sortent, et de leurs tendances engagées. Il n’y a pas si longtemps je regardais les films en me disant, "plus en plus violent", ou "plus en plus cons", ou encore "plus en plus niais".

Bien évidement cela a toujours existé, ces films qui vous prennent aux tripes et, à la fin de la dernière seconde, il vous faut quelques bonnes minutes pour détacher les yeux de l’écrans, profondément impressionné. Je citerai bien entendu pour exemple American History X ou encore le génialissime Requiem For a dream.

Mais ces derniers temps j’ai l’impression (prise de conscience personnelle ou réalité ?) que la tendance est à l’engagement. Ce qui n’est pas pour me déplaire. A début de l’année, The Constant gardener, Lord of War, et quelques autres encore, continuaient sur quelques essais réussis d’il y a quelques années comme Le Jour d’après et Fahrenheit 9-11.

Mais là, en l’espace de quelques mois, j’ai eu le plaisir de découvrir quelques bon films, rarement niais et souvent très percutant.

Quand je suis allé voir Le Vent se lève, un peu un choix par défaut je l’avoues, je ne m’attendais pas à être projeté si violement dans l’histoire d’un conflit (Irlande, 1920) qui m’était parfaitement inconnu et pourtant qui m’apparaissait alors si important, pour la compréhension de quelques faits actuels, et surtout pour la découverte de notre (ma ?) relative méconnaissance de l’entre deux guerres.
De cette période, à la fois hautement créatrice et libératoire pour la pensée et la création (suite et fin de l’expérience Dadaïste, début du Surréalisme, continuité des mouvements précurseurs etc.) et à la fois complètement tourmentée, se relevant difficilement de la boucherie de la Grande Guerre.

Indigène m’a lui aussi beaucoup impressionné. Un film de guerre tout en subtilité, traitant de sujets si propre à tomber dans l’exagération, le cliché et la caricature, mais sans jamais tomber dans le "trop". C’est un peu notre Il Faut sauver le soldat Ryan Français, en version engagé, intelligent.
Pour autant, quand j’ai découvert le profond cocorico qui accompagnait le film, je me suis dit que d’un coté on n’avait pas à être fier. Il nous a fallu 60 ans pour oser filmer et surtout accepter de projeter une critique sur une de nos actions militaires passée. Alors qu’aux USA, pour qu’une critique cinématographique sorte sur un même sujet, ils ne leurs faut qu’une poignée d’années.
Les films traitant du Viêt Nam (env. 1965-1975) sont sortis quelques années plus tard (Voyage Au bout de l’enfer ou Apocalypse Now par exemple) ou encore, pour prendre des exemples plus récent, la guerre en Irak a déjà donné lieu à quelques films, qu’il n’y a nul besoin de rappeler ici.

Pour reprendre sur les films engagés, même le tendancieux Vol 93 a réussis à me convaincre. J’y était allé vraiment à reculons, en me disant que ça risquais d’être un film fait uniquement à la gloire des martyres Américains, j’avais peur qu’il y ai une glorification à outrance des passagers et une vision trop simpliste des terroristes.
Au lieu de cela, on découvre des portraits humains, et surtout ce qu’on dut ressentir les contrôleurs au sol, découvrant que les avions qu’ils supervisaient se transformaient en bombes volantes.
Rien que cette facette des événements du 9-11, donne au film toute sa puissance. On oublis trop souvent les hommes et femmes morts dans ces vols, et toutes ces personnes, regardant sur leurs écrans, impuissant, ces vols détournés qu’ils étaient sensés superviser et quelque part, protéger. 

Pour finir, Les Fils des hommes, est une œuvre particulièrement impressionnante. Etant juste sorti, je ne m’étendrais volontairement pas trop sur les spécificités du film (garder aux autres le plaisir de découvrir).
Je dirais juste qu’avec une histoire aux abords simplistes, se laissent deviner suffisamment de particularité de ce monde (à peine âgé de plus de 20 ans du notre) pour réfléchir sur ces nombreux thèmes que sont : les effets de la pollution, le fanatisme, l’acceptation d’une restriction de nos libertés pour plus de sécurité, etc.
Visuellement et auditivement très impressionnant. A voir.


L’apparition de plus en plus régulière de ce genre de films est-elle le renouveau de l’engagement ?
Il n’avait jamais vraiment disparu, soyons objectifs, mais je m’étonne du nombre actuel de films grand public, ayant un souci de réalisme, s’attaquant à des sujets difficiles, laissant de coté le manichéisme et qui fasse passer un message, plus ou moins explicitement.

C’est un genre qui tend à redevenir à la mode, et c’est vraiment une bonne nouvelle.
Par Dross - Publié dans : Alternatives
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Samedi 16 septembre 2006
Dans 1984, Orwell décrivait un système politique - économique totalitaire et, comme le définit souvent l’adjectif qui a découlé de cet auteur, bardé de caméras de vidéosurveillance.

Là réside effectivement l’une des caractéristiques de la société décrite dans l’œuvre. Elle est celle que l’on cite le plus régulièrement. Néanmoins, de nombreuses autres particularités au combien intéressantes, et propre à nous faire méditer sur notre monde, architecturent le récit. Je ne les citerai pas ici, afin que ceux qui n’ont pas encore lus cette œuvre majeure, puissent garder tout le plaisir (et l’effroi) de leur découverte.

Je m’attarderai pourtant sur l’une d’entre elles, basée sur les souvenirs que j’en ai.

1984 décrit une organisation mondiale assez dérangeante : il n’existe plus de pays, seulement trois blocs, tous trois de puissance et de superficie à peut près égale. Chacun de ces trois blocs tiennent leurs citoyens dans l’ignorance vis-à-vis des deux autres blocs, et sont en perpétuelle guerre avec chacun d’entre eux. S’arrangent toujours pour que les frontières ne changent peu, en alternant intelligemment victoires et défaites.

Dans ce livre, l’intérêt décrit d’un tel état de guerre permanent, est l’effort de guerre qui en découlerait naturellement. En manœuvrant intelligemment les commandes d’une telle machine, on s’aperçoit qu’il serait très facile de manipuler les foules, sans qu’elle-même ne s’en rende compte.
Le moral de la population baisse ? Il suffit de créer, et de retransmettre via les médias complètement intégrés à l’état, des victoires.
L’état à besoin de plus de productivité ? Il suffit de jouer sur la peur en générant des défaites.

De plus, dans un état de crise, les personnes sont souvent plus enclines à accepter des mesures qui, en tant normal, seraient désapprouvées vigoureusement.

 
Comme toujours avec Orwell, il est très intéressant de confronter ce qu’il a décrit, avec ce qui se passe à notre époque. 1984 est bien évidement caricatural, imposant, extrême.
Mais on ne peut s’empêcher de remarquer de nombreuses similarités.

Même si les ex-deux blocs Est-Ouest étaient particulièrement bien adapté à une analogie Orwell – Réalité, je préfère prendre des exemples actuels.
Et les blocs seraient tout choisis : Occident – Orient. Bien que les relations entre les deux, et à l’intérieur d’eux-mêmes, soient infiniment plus complexes et subtiles, qu’entre les communistes et les capitalistes.

En effectuant quelques simplifications grossières, mais pourtant nécessaires à mon propos, on arrive vite à y décerner de nombreuses analogies avec l’univers Orwellien. Et même si la généralisation est un manque de perspicacité et d’humilité, je l’utiliserai ici comme outils, trop conscient de ses limites, et des incohérences qu’elle engendra.


Déjà on peut considérer la relative, et pourtant réelle, méconnaissances des deux groupes. Je ne pourrais parler en ce qui concerne l’orient, mais ici, c’est affligeant. Combien de Français, quand on leurs parlent de ses pays, pensent à Mésopotamie plutôt qu’à terrorisme et fanatisme ? Quand on leur parle des cultures de là bas, pensent aux arabesques, mosquées, à l’histoire scientifique et à tant d’autres choses qui mériteraient notre plus grande attention, plutôt qu’à la lapidation ?
Je caricature, je ne cesserai de le répéter. Mais voir qu’une partie - même si elle est restreinte - de notre population pense effectivement cela, ne me laisse présager rien de bon pour le reste.

Les intérêts de la méconnaissance sont nombreux : toujours plus facile de manipuler des personnes sur ce qu’ils ne connaissent pas, plutôt que ce sur quoi ils vivent tout les jours.

Aussi, nous sommes en état de « guerre perpétuelle », symbolisées par les attaques terroristes et les frappes militaires des deux camps. Même si on ne peut, et ne doit, pas assimiler les islamistes aux populations arabes, certains états ont des positions tendancieuses à ce sujet.

Et les effets sont les mêmes : sur fond de peur, on vois partout les portes se refermer, l’exemple le plus parlant pour ce point est bien évidement la loi américaine sur l’espionnage des données privées, pour « la lute contre le terrorisme ».

Par contre, nous pouvons trouver une différence, importante de surcroît, entre les deux univers. Dans 1984, le système de « guerre perpétuelle » est gérée, planifiée, voulue par l’état. Ici, c’est un système chaotique et n’est absolument pas préparé, et pas vraiment désiré, par les différents acteurs, loin de moi donc l’idée de présenter ici une théorie du complot international des grands contre les populations. Et même si cela prête à sourire, cela existe pourtant sur la toile.

Assistons nous à l’implantation, naturelle, involontaire et invisible,
d’un système ressemblant sur certains points étrangement à celui de 1984 ?
Cette simple idée laisse méditatif.

Par Dross - Publié dans : Alternatives
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Mardi 4 juillet 2006

Durant les dernières années, on vit l’apparition d’un drôle de phénomène : le P2P. Le principe était que chaque ordinateur connecté serve de relais pour la divulgation de données volumineuses. Cela eu un effet considérable : par ce biais la limite de taille des objets échangés sur la toile disparaissait.

Les premiers bénéficiaires furent les développeurs de l’open source et les artistes indépendants.

 

Fini le temps où une seule entreprise pouvais vendre ses logiciels des centaines d’euro, grâce à son monopole : la communauté d’internet créant les siens propres, où tout le monde pouvais aider à son élaboration. D’une licence libre découlait des logiciels accessible par tous.

 

Fini le temps où ces institutions prétentieuses nommés Majors pouvait se permettre de choisir quels serons les tendances culturelles de demain (Cela ayant eut pour seuls effets la création d’œuvres consternantes de médiocrité).

 
Seulement, tout ceci ne plût pas à tout le monde.
 

Et, le lobbying aidant, on vit apparaître le projet de loi DADVSI (Droit d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’Information).

 

Sous ce nom indigeste se cache l’un des plus gros scandales de ces dernières années. En effet, fini le temps où l’on interdisais l’utilisation frauduleuse du P2P : maintenant la simple possession, mise à disposition, explication concernant n’importe quel programme de P2P est considéré comme un délit de contrefaçons…

Les utilisateurs apprécieront…
 

Aussi, fini le temps où l’on pouvais utiliser librement nos achat : dorénavant, si le distributeur le désire, nous ne pourrons plus copier de CD pour nos utilisations personnelles, ni les encoder pour nos baladeurs mp3, ni encore les visionner sous un autre programme que celui défini à l’avance…

Le simple fait de passer outre la protection (même si c’est pour vos besoins personnels) vous exposera à de lourdes amendes et des risques de prison.

 

Si M. Major signe un contrat avec M. Microsoft et décident ensemble que le CD de la dernière pouf en date ne sera lisible que sur les logiciels de M. Microsoft, le simple fait de lire cet achat sur un autre programme fera de vous un pirate aux yeux de la loi.

Les Multinationales se frottent les mains.
 

A croire que le vendeur est devenu roi, et le client… esclave.

 
 
Cette loi a été adoptée le 30 juin 2006.
 

Devant une indifférence quasi générale on ne peut que resté scandalisé.

Les lycéens et les étudiants en vacances, il est bien évident qu’il faut pas s’attendre à les voir dans les rues manifester (c’est pas comme s’il y avait des cours à manquer …).

Quand aux gauchos purs sucre, comme le reste de la France, ils doivent être devant leurs téléviseurs se délectant de ce spectacle de l’effort fournis par les autres, que nous offre le mondial.

 
Du pain et des jeux. Et le peuple est content.
 
 

Seule exception : un certain hpk a créé un parti politique d’un genre nouveau : son but principal étant de crée des blogs sur tout les politiciens ayant voté cette loi, pour les discréditer en montrant toutes les incohérences dans leurs discours (objectif pas bien difficile à atteindre…), et leurs faire perdre les prochaines élections.   

Pour une fois que les politiciens vont peut être subir les conséquences de leurs actes… C’est plutôt une bonne nouvelle.

 

Le parti porte lui-même un nom surprenant : le parti pirate français (PPF).

Vu qu’à cause de cette loi nous sommes tous devenu des pirates.

 

Français ? Oui car ce parti existe dans d’autres pays : Amérique (10 000 membres), Suède (225 000 membres), Italie (création récente). Et dans les jours à venir on peut s’attendre à ce que d’autres pays viennent agrandir la liste.

 

De plus, ce parti a déjà une sorte de programme, et même si certains points sont utopiques, cela reste une belle initiative à mon sens.

 
 
Je vous conseille vivement de faire la lumière vous-même sur cette loi, de la lire (même s’il est très difficile d’en trouver une version intégrale…), et que vous adhériez, ou pas, au PPF, il n’en demeure que vous ne pourrez pas y rester indifférent.


Le texte de loi (le plus complet que j'ai trouvé) : loi DADVSI.
Un résumé de ce texte : Résumé.
Pour plus d'information sur le PPF : Site du PPF.
Par Dross - Publié dans : Alternatives
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