Samedi 22 octobre 2005

Comment emprisonner toute une société ?

Comment donc brider les idéologies ?

 

Ce genre de questions et de craintes ne sont pas nouvelles. Les auteurs d’anticipations tel Orwell, ou encore Huxley y avaient répondu en leurs temps. Le temps s’est écoulé. Et ces auteurs ne sont plus étudiés dans l’éducation…

 

A l’heure actuelle, nous assistons à la glorification du pessimisme, et il s’avère en réalité que pour brider l’intelligence humaine (et son développement), il suffit de dégoûter les gens de s’investir dans son évolution, où tout bêtement de croire en lui.

Tout en calomniant les quelques engagés qui restent et ne lâchent pas prise.

 

Car pour paraître plausible, il faut être pessimiste ; pour être respectable, il faut être pessimiste. Sinon, pauvre de vous, vous êtes qualifié d’illuminé, d’idéaliste. Le sens même que la majorité des personnes donnent à ce mots illustre bien ce propos : alors que sa définition pourrait être (devrait être ?) « Qui subordonne son action, sa conduite, à un idéal . » on préfère son sens péjoratif « Qui manque de sens du réel; rêveur. ».

Et manquer du sens de la réalité, c’est sous-entendre être voué à l’échec.

 

Vous voulez faire évoluer les choses ? Et alors un barrage de bouclier levé par tous les pessimistes se lève pour vous empêcher tout mouvement. Alors que cette même énergie pourrait être exploitée pour la réalisation (et la probable réussite) de votre projet, on l’utilise pour prouver que tout est chimère, tout changement est vain, toutes initiative est vouée à l’échec.

 

Les hommes, devenu leurs propres geôliers. Nul besoin d’état totalitaire comme dans Brave New World ou encore 1984. Notre société s’est d’elle-même cloisonnée.

 

L’explication de tout cela ?

La solution de facilité tout d’abord, il est plus simple de tout rejeter aveuglément que de réellement s’intéresser aux alternatives et aux moyens d’y parvenir.

 

Je vois aussi dans cette tendance l’apogée de l’amour des gens à avoir raison : en étant pessimiste, vous menez à mal les initiatives, rendant leurs réalisation d’autant plus dure : leurs vouant (le plus souvent) l’échec : vous donnant ainsi raison.

L’inverse est bien entendu infiniment plus risqué : croire en quelque chose n’aura pas forcément comme conséquence sa réussite.

 

Dernière cause : historique cette fois ; la manipulation des faits : je pense surtout à Mai 68 (mais beaucoup d’autres exemples seraient bon à prendre en compte). Ce ne fut (il faut le dire) qu’une révolte (quelle que fut sa violence) mené par une poigné d’intellectuels éclairés qui croyais réellement en quelque chose, mais malheureusement suivit par une masse peu informée, ou juste présente par hasard, histoire de faire autre chose (comme nous avons encore pus voir très récemment lors du projet de loi Fillons : une masse qui est présente, juste histoire de sortir dans la rue - mais à la différence qu’il n’y avait pas d’intellectuel aux commandes alors : justes des jeunes embrigadé politiquement, peu intelligent donc).

 

Le résultat de Mai 68 eu pour effet une débâcle sans nom, à cause du fossé entre meneurs et manifestants, justement. Et de l’acte lui-même il ne resta sur le coup pas grand-chose, si les médiats ne s’en étaient pas mêlés.

Ils ont présenté cette manifestation comme une révolution des plus rondement menés, et ils continuèrent à redorer le blason au fil du temps. Comparant absolument tout à Mai 68. Aucune initiative un peu ambitieuse qui ne soit pas comparée aux 68arts.

 

Mais au vu des effets de Mai 68 (nuls, voir désastreux). Il s’est implanté dans l’esprit des gens que rien de pourrais dorénavant évoluer : vu que la (fausse) référence en la matière échoua.

 

Par la suite, on nous fit croire à des vrai-fausses évolutions (toujours véhiculé par les inaptes Médiats) : toutes ces réformes qui n’en étaient pas réellement ; et qui du coup n’aboutissaient jamais (ou pas suffisamment, dans le meilleurs des cas).

Renforçant l’idée que tout changement est illusoire.

 

 

 

Aujourd’hui il est pratiquement impossible d’envisager de nouvelles propositions, des alternatives, des changements. Même construite sur de bonnes basses (et qui serait voué à la réussite si elles étaient suivies) le monde n’en veut plus.

 

Pour autant, je ne fais pas l’apologie de l’optimisme, être confiant en tout n’amène à rien, bien entendu.

Mais (et apparemment peu l’on compris) ne pas être optimiste ne signifie pas forcément être pessimiste : une troisième option existe : être lucide…

 

 

Une fois que les gens seront conscients de leur pouvoir de faire évoluer les choses, tout ira mieux. Et même la démocratie se remettra à vivre.

D’ici là. Tout un monde a le temps de mourir.

Ne restons pas inactif.

Par Dross - Publié dans : Alternatives
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Samedi 17 septembre 2005

 

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser

sa connerie sur des choses intelligentes." Les SHADOKS

 

Ca y est ! C’est fait ! Je suis fier, bizuté et fatigué : je suis enfin 100% Prépa ! Grands Dieux [oui, je me suis reconvertis au polythéisme : à savoir le Dieu Math, la Déesse Physique (c’est pourquoi le physique est une denrée féminine) et leur rejeton : le Dieu Sciences Industrielles] qu’il est bon de se lever à 6h30, pour ensuite travailler de 8h05 jusqu'à …

Heu…

J’vous donne les horaires officiels ou les vrai ? Bon. Je dirai juste qu'on a beaucoup d'heures de cours….
 

Pour autant, je vais casser un cliché de longue date : en Prépa (et contre une idée largement répandu) on ne travaille pas : on s’occupe.

On peut toujours s’occuper en travaillant, je ne dit pas, mais, en prépa, il vous est offert un nombre impressionnant d’activités extrascolaires, comme :
           

-Les batailles d’eau

(Pour le moment, elle ne sont pas nombreuses : il n’y en a eu qu’une, qui fit du second étage une réelle piscine municipale, et qui nous valus une convocations générale chez le principal. Convocation que nous n’avons d’ailleurs toujours pas compris : sachant le prix d’une piscine municipale, et d’un bête internat, nous venions de multiplier le prix de l’infrastructure par 20 …calcul à l’appuis)
 

-Les courses de tables de nuits à roulettes dans les couloirs

(Vous comprenez le principe, je pence.)
 

-Les jeux de constructions

(Là, c’est extrêmement complexe, en négligeant nombres de subtilités, je peut dire que cela consiste à l’entrée d’un groupe de 4-5 Spé (2ème année) dans la chambre d’un Sup (1ère année) et à son démontage complet : lit, armoire, fenêtre à l’occasion… L’heureux propriétaire n’a donc plus (une fois les Spé partis dans un nuage de poussière) qu’a tout remonter : d’où le nom.)
 

-La case douche

(Variante du Jeux de construction, à la différence près que ce n’est pas au mobilier que l’on s’intéresse...)
 

-La bataille de Kiwi

(Vous voulez vraiment une explication ?)
 

-La pompe à eau

(C’est l’usage impromptu d’un système hydraulique qui, de son tube innocemment glissé sous la porte du voisin, permet d’inonder tout son sol… durant son sommeil, de préférence)
 

-La beuverie du Vendredi Soir

(Activité hautement intellectuelle, qui consiste a arriver à une petite centaine dans un bar (tout les prépa donc) et à aligner les verres… Le plus drôle étant bien entendu de boire peu : afin de pouvoir assister au plus intéressant : à savoir le retour à l’internat, ou le cour de physique-chimie du samedi matin… lol) 

 

Voilà donc en quoi consiste la dur vie d’un Prépa (PTSI-PT en tout cas). Ingéniosité, prévoyance, intelligence, calcul, logique, anticipation, travail, tout cela, vous le saviez déjà : sont les maîtres mots d’une prépa.

Maintenant, vous savez pourquoi. ;)

Par Dross - Publié dans : Section d'égocentrique
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Jeudi 1 septembre 2005
Peu de choses à dire...
Juste que les photos sont de moi...
C'est déjà tout dire....





















Par Dross - Publié dans : Arts
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Samedi 27 août 2005




Ainsi donc je me met à écrire un article sur la Suède, ce pays qui nous parait fort lointain…

Pourtant la première claque que l’on se prend en arrivant là bas, c’est qu’alors que nous, piètres français, nous ne connaissons pratiquement rien d’eux, eux nous connaissent bien et beaucoup parlent français : dans certains restaurants, les serveurs vous parlent français quand il se rendent compte de votre nationalité, et même dans la rue, je me souvient avoir été abordé par deux charmantes Suédoises (les français là bas on la côte ;)) pour pouvoir exercer leur langue vivante, avec leurs français impeccable, nous les avions confondus avec de vrai françaises au départ…

De plus, à par Stockholm, vous, vous connaissez le nom d’autres villes suédoises ? Eux c’est limite si ils ne connaissent pas le nom de toutes les régions de France… (On fini par ce dire qu’en France…).

Donc déjà : en arrivant là bas, vous passez pour des cons, a cause de votre ignorance…

Deuxième claque (qui suis souvent la première ;)) : la France est un pays totalitaire à coté de la Suède. Là bas, il n’y a pas de clôture autours des lycées et collèges. Il n’y a pas de badges pour rentrer, ni pour pouvoir manger au réfectoire. Rien n’empêche quelqu’un d’extérieur d’entrer pour manger, la comparaison est surréaliste avec notre pays, non ? De plus, pour manger au réfectoire, il y a un vestiaire ouvert à tous, sans surveillances… 

Mais il n’y a pas de vols, pas d’abus…
La France, un pays de délinquants ?

(Et non, M. Lepen, ce n’est pas nouveau, ce n’est pas la faute aux immigrés : Winston Churchill n’avait il pas dit en sont temps : "En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis." ?)

 

Pendant qu’on touche à l’éducation, je rappelle que là bas, il n’y a pas de jugements de valeurs entre les filières (contrairement à la France avec sa sacro-saint filière S, et sa décharge nommé BEP), un peu comme en Allemagne d’ailleurs. A quand un changement dans la mentalité Française ?

Puis, pour le plaisir, je vais vous parler de la capitale de ce beau pays : Stockholm. Il faut s’imaginer une ville avec des monuments gigantesques, une architecture vraiment magnifique, et de l’eau. De l’eau. De l’eau.

De l’eau partout : vous ne pouvez pas allez de votre hôtel à la vielle ville sans traverser trois ponts, vous ne pouvez pas allez de la vielle ville à la nouvelle sans traverser deux ponts… etc ;)

C’est toujours rageant, de voir son hôtel à 100m, alors qui vous faudra en faire 700m, a causes des ponts, justement (et des bras de mers qu’ils enjambent, forcément). ;)

Cela à son charme, surtout le soir, où le froid sec et le bruit du clapot vous berce sous les étoiles, bien plus brillantes que par chez nous.

Pour ce qui concerne la politique de leurs pays, même si ils n’ont pas encore accepté l’euro (pour info : leurs monnaie s’appelle la Couronne Suédoise) je les ai trouvé bien plus pro-européens que nous, Français (Eux n’aurait pas voté NON à une certaine constitution si vous voyer ce que je veut dire…) pour des raisons toutes simples : eux voyagent beaucoup plus que nous, rien que dans ma famille d’accueil, ils avaient visité : la France, le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, et un autre pays de l’Est (dont j’ai oublier le nom). Bref, encore une preuve que les voyages ont comme même un lien avec l’ouverture d’esprit d’une nation.

Un beau pays, une belle langue (tallar du svenska ?), de beaux paysages, de la nature préservée (là bas ils ont une réelle mentalité écologique : et un « droit de la terre » un peu déroutant : la terre appartient à tout le monde, en gros ça veut dire que si quelqu’un décide de camper dans votre jardin : il peut !) un endroit à visiter, vraiment.

Je finirai sur une petite anecdote : la Suède doit bien être le seul pays où les bouteilles d’alcools sont aux 11/12emes … vide. Il faut vous imaginer, la tête que nous avons eu, ayant franchis la porte du petit revendeur, quand nous nous somment aperçus que sur toutes les étagères il n’y avait que des bouteilles vides, à première vue. Car elles contenaient comme même un fond (mais vraiment un fond : pour certaines bouteilles nous devions les inclinés pour voir si il y avait effectivement de l’alcool…).

L’explication est que l’alcool est rationné : afin de limiter l’alcoolisme : vous avez un cota d’alcool par mois, et vous êtes référencé lors de vos achats (cota apparemment assez faible, vu la contenance des bouteilles ;)). L’histoire nous dit d’ailleurs que dans le milieux du 19e, il y eu de gros problèmes d’alcoolisme là bas, d’où cette mesure, qui est resté depuis.

(Lors des fêtes les Suédois ne boivent pas de vins pour cette raison d’ailleurs).

Dépaysant ?
Oui, vous l’aurez compris : vraiment.
 
Par Dross - Publié dans : Voyages - Cultures
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