

La France est en émois, les drapeaux sont en berne : J’ai une nouvelle importante à vous communiquer : j’ai découvert aujourd’hui que j’était myope… (Oui, personne n’est parfait).
Cela doit peut être expliqué pourquoi je ne voyais plus les voitures qui arrivaient quand je conduisais…
Mais cela me pose comme mêmes quelques problèmes purement technique : maintenant que je vois le tableau, je risque fort d’être obligé de recopier les symboles marrants que la prof de math place avec virtuosité sur l’espace noir… (Après pour savoir ce que cela signifie…).
Enfin, je m’égare. Donc, j’étais dans cette salle d’attente (attendant la terrible nouvelle) en compagnie des habituels cris de douleurs, propres aux cabinets médicaux. Pour passer le temps, je fouille dans le tas de magazines et parmi la collection je ressort un Elle en assez bon état.
Grande aspiration. Grande expiration. J’ouvre le Elle.

Je tombe sur la moitié du magazine : que des photos, des photos, des photos. Qui prennent toute la page, pas une ligne, parfois un commentaire en surbrillance… Je referme : j’avais dus prendre par erreur un magazine de vente par correspondance… Et bien non. C’était bien un Elle. Etonné, je rouvre le magazine mais vais directement au sommaire, histoire de trouver quelque chose à lire sans avoir le besoin de feuilleter tout l’exemplaire… Je me décide pour « la face caché de XX », là encore surprise : l’article comporte 5 pages, à moitié bouffées par les photos. Enfin, au moins il y a de la lecture. C’est intéressant, comme la vie d’une star racontée par des abruties peut être intéressant, mais ça m’occupe pendant que je révise intellectuellement mes intégrales… (Bientôt la reprise).
Puis viens un petit encadré, jaune et bleu, là je découvre l’écriture d’une hystérique, parlant des remous amoureux de machin, de pourquoi et de comment, avec des mots comme amouuuur (je déconne pas : il y avait réellement quatre ‘’u’’, à croire que la rédactrice nous a fait une apnée du sommeil, et est repartie juste après…). Vers la fin de cet encadré, j’avais oublié que j’était en train de lire un magazine (et non pas un blog de préadolescente), et je me suis surprit à chercher en vain la petite croix en haut à droite…
Bref, après m’être imprégné de ces informations au combien intéressantes, je continu donc sur cette croisade de la connaissance : je tourne la page…
Titre : Comment passer de bonnes vacances en couple…
Et ils vous expliquent qu’il faut arrêter « d’emmener les gosses à leurs activités », afin d’avoir plus de temps et de pouvoir baiser comme bon vous semble… (Oui ça semble contradictoire comme ça, mais ne vous inquiétés pas : ce sont des professionnelles.)
Où encore qu’il faut se laisser vivre : « Un câlin ? Maintenant ? Oh oui !! »
Et qu’il ne faut pas hésiter à relancer sa sexualité de couple. (Ce qu’ils ne conseillent absolument pas dans les précédents points, comme vous avez pus le voir).
L’article se clos par le point cynique du magazine : « n’oubliez pas, les femmes, que même si vous toutes attendez les vacances pour de longues discutions avec vos conjoints, il faut leurs laisser le temps de décompresser quelques jours avant de pouvoir espérer goutter à ce plaisir… ».
Donc, en gros, dans ce magazine pour femme, les rédactrices nous parlent que de sexe comme épanouissement du couple, mais à la fin, nous annonce que les hommes sont des êtres irréfléchis qui ne peuvent placer un mot derrière l’autre… J’applaudis.
Il y avait vraiment de quoi grincer des dents… Mais cela tombait mal : j’était pas chez un dentiste….

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