Lundi 9 avril 2007 1 09 04 2007 17:18
Les évolutions de l’art urbain sont décidément inversement proportionnelles à l’attention que peuvent leurs apporter l’opinion publique. En ces périodes électorales, où tout passe par le champ de vision, très limité, des journalistes, il est assez intéressant de regarder les dernières créations et inventions de ces artistes d’un art qualifiable de ‘’brut’’.

L’une des mes dernières découvertes à ce sujet est le site très intéressant de Graffiti Research Lab, où les nombreuses vidéos proposées nous montres les derniers happenings, expos et autres, du monde du graffiti.
Ou plutôt de ‘’l’art urbain’’ tant les domaines d’activités sont extrêmement larges.

J’ai toujours été rêveur, face à ces personnes qui, au-delà des considérations morales ou légales, prennent de la peinture et vont repeindre des murs. Une reconsidération de l’espace urbain, de l’homme et de sa condition tant personnelle que collective, sans oublier l’éternel débat légalité/légitimité.

Jusqu'à maintenant on en restait à de la peinture, aérosols, rouleaux, ou marquer, mais les technologies aidant, les créations évoluent et des happenings, aux expositions, en passant par une sorte de guérilla de réappropriation de l’espace urbain, c’est tout une explosion créatrice et parfois pleine de significations qui se développe.

Des détournements de panneaux publicitaires, au graffiti non destructif, à l’installation de faux mobilier urbain, à la distribution de moyens de modification de l’environnement à la foule, ces multiples actions donnent des images et vidéos remarquables, instants impressionnant et bien loin de l’art académique.

Beaucoup pensent encore que les règles, esthétiques notamment, ne peuvent être détournée et dénigrées qu’après leurs parfaites assimilations. Cette idée superbement académique me semble parfaitement inapte à certains médiums, et le happening en est le plus impressionnant exemple.

Certaines parties de l’art contemporain, sclérosé de leur fuite effrénée vers la pseudo provocation et le hasard, complètement bridées de règles et d’anti-règles (volonté absolue d’originalité notamment) n’a pas réellement révolutionné les principes, bientôt centenaires, de l’art moderne.

Le travail sur la morale, la provocation et la bienséance ayant été si poussée par les dadaïstes et les autres (les surréalistes, les membres du Grand Jeu, …), que maintenant certaines créations ne sont provocantes et originales qu’aux yeux des incultes.

Le réel travail contemporain intéressant me semble plutôt tourné vers les principes sociologiques et physiques qui relient l’homme à la création artistique.
Le plus fortement symbolisé par un refus absolu de l’incidence et de la dépendance de l’art (que ce soit les fondements esthétiques ou expressionnistes) à la légalité. Il est normal du fait de voir que le débat médiatique ne présente le graffiti que sous cet aspect réducteur.

Un des aspects du travail des modernes, la volonté de désacralisation de l’art et de l’artiste,  est maintenant plus assimilée par l’artiste de la rue que celui des hautes galeries d’art.
L’image n’en est que plus belle.

Quelques vidéos : Light Criticism  --  LED Throwies
Par Dross - Publié dans : Arts
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 03 2007 17:04
Ces derniers jours les sondages montrent l’ascension de Bayrou. Comme je n’ai pas envi de me transformer en militant, je ne ferai aucuns commentaires supplémentaires sur les qualités (et les défauts) des différents candidats : ma petite photo linkée au programme de ladite personne étant à mon sens bien suffisante.

Là ou il est particulièrement intéressant de ce pencher par contre, c’est l’effet que cela produit, les conséquences, et l’observation que l’on peut déjà faire de tout cela.

Déjà, on peut observer que l’Internet est bien devenu un média aussi puissant et accessible que les autres : en effet, un candidat bannis du réseau audio-visuel aurait eu beaucoup plus de mal auparavant pour ce faire entendre.
L’Internet joue donc bien son rôle de contre-pouvoir aux médiats dominants, et c’est une excellente chose. Le temps où ils étaient presque omnipotents est définitivement révolu.

Autre sujet intéressant, c’est le questionnement du clivage gauche droite qui en résulte. En lisant quelques réactions sur le net, on se rend bien compte que pour certains la diminution, voir la disparition, de cette frontière virtuelle et ridicule leurs parait parfaitement absurde (on ne reviens pas sur des décennies de bourrage de crâne en cinq minutes).

Pourtant l’idée est lancée, et d’après les sondages, serait déjà suivit par 20% de la France. Un sondage ne voulant bien entendu rien dire, mais il est toujours intéressant de voir que l’idée fait son chemin.
Plus loin que la simple candidature de Bayrou, il faut donc plutôt voir cette évolution comme un début de remise en cause de ce système fratricide qui, depuis des années, ne nous mène à rien. Ou, tout du moins, une idée de cela.

Et chez certains militants de l’UMPS, c’est déjà l’hystérie face à cette proposition.

L’idée n’a rien de crétine cependant, et je l’ai déjà de nombreuses fois exprimée sur mon blog, bien avant cette campagne électorale d’ailleurs.

Déjà par la constatation qu’en France on se divise entre deux groupes qui sont complètement dépassés et presque folkloriques. Et que dans les autres pays ils se divisent généralement en groupes bien distinct : les conservateurs et les autres.

Effectivement cela nous poserait problème, car en France si on divisait ainsi notre petit monde politique on se retrouverait avec un parti Conservateur regroupant 95% du paysage actuel.

Mais il faudra bien un jour que cela change, et franchement, j’attends cela avec impatience (ou alors je me serai déjà expatrié).

Les politiques n’ont encore aucune idée à quel point la génération dite jeune en a marre de leurs pitreries. Et nombreux sont ceux qui, comme moi, songent déjà à partir si la politique Française ne deviens pas plus réaliste et mature.



Voici un ancien article qui reprend quelques idées abordées ici, mais qui va plus loin par contre.
Par Dross - Publié dans : Politique
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 03 2007 00:08
Quelques petites photos (retouchées pour certaines) histoire de changer un peu ;).
J'hésite à ouvrir un blog photo d'ailleurs. Bah on verra.


Par Dross - Publié dans : Arts
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 01 2007 14:25
Une question qui pourra surprendre que je la pose ici, sur mon blog, où je ne parle (pratiquement) jamais de littérature.

Loin des clichés du démiurge alcoolique, ou proscrit dans sa chambre à allonger les lignes sur le papier, l’écrivain m’apparaît avant tout comme quelqu’un qui vit et qui ressent. Je ne vois cette personne que sous la forme d’un être qui, de par une certaine sensibilité, arrive à extraire certaines images de la réalité, de son vécu.

Pour moi, un écrivain est avant tout un mineur de réalité. Qui n’a pas seulement les mains salis par l’encre, mais aussi de ses expériences. Qui connais la texture des murs, le son agressif des machines, l’odeur âcre de la foret humide. N’atteignant pas forcément les extrêmes, dans un mouvement presque masochiste, de vouloir se débattre contre le réel, mais au moins être de plein pied dans une réalité qu’il assume et qu’il observe.

Cette simple idée de vécu m’apparaît le liant même de cette capacité à créer. L’écrivain reclus dans un univers hermétique peut-il écrire ? J’en doute. Les bons écrivains ne le sont pas devenu en restant devant leurs feuilles blanches, mais en s’ouvrant au réel.

Un exécrable cliché demeure encore de nos jours assez vif, celui que l’inspiration viendrai de l’alcool, ou tout autre procédé chimique.
Pourtant, il est possible de capter une impression, pendant une fraction de seconde, de la ressentir, comme extraite de son contexte, non pas divine et gracieuse - comme le voudrai nous faire croire les mauvais écrivains, qui jouent plus sur l’exotisme et la volupté que sur le ressentis – mais imparfaite, parfois sale, qui laisse toujours une empreinte sur vous. Cela, tout le monde en est capable et l’a déjà ressentis.
L’écrivain n’est, je pense, qu’une personne qui fait attentions à ces instant, et qui, après les retraduit, avec sa plume, ses règles et son style.

Mais le fantastique ? L’expérience surréaliste ? L’écriture mécanique ?
Il est vrai qu’on pourrait faire une distinction entre ceux qui écrivent des romans, des histoires, et ceux qui écrivent pour retranscrire leurs sentiments. Pourtant il est rare de rencontrer l’un qui ne fasse pas l’autre, et inversement. Pire, une histoire sans aucun ressentis de l’auteur peut-il être autre que médiocre ?
Pour les Surréalistes et leur écriture mécanique, on pourrait y trouver un contre-exemple à toute cette réflexion. Pourtant ces mêmes personnes se gorgeaient tellement de réel et d’imaginaire qu’il est difficile de voir autre chose dans les résultats de l’écriture mécanique que du ressentis à l’état pur. Nettement plus abstrait, contre académique, mais infiniment plus jouissif.

Bien entendu, par écrivain je n’entend pas ici celui qui écrit des biographies, des écrits historiques, où plus généralement à tendance didactique. Car alors il s’apparente plus à un technicien des lettres qu’à ce qu’on peut appeler un écrivain (dans le sens que j’approche ici). 

Dans un Monde où la lecture est omniprésente mais rarement de qualité (on lis quotidiennement, sur le net, les journaux, les magasines, mais rarement d’œuvre littéraires), dans une France où l’intellectuel est souvent sujet de raillerie
(cf. Arte et France 5), on peut se demander qu’elle est la définition de l’écrivain chez nos contemporains.

Par Dross - Publié dans : Alternatives
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