Fin Bac

Publié le par Dross

Du couloir noirâtre, exigu, les visages étriquées et pâles creusées par la fatigue se toisent. Soudain telle une dalle de tombeau que l’on décèlerai de l’extérieur une porte s’ouvre sur le monde. Une première âme errante se dégage du groupe languissant sans trop y croire vers le reflet de la lumière.


Quittant l’impromptue caveau où des fluides noirâtres suîntes du plafond : encore ces éternelles fuites des toilettes de l’étage supérieur. Au moment ou ce survivant sort, l’air frai et vivifiant s’engouffre dans l’édifice, réanimant les autres rester en retrait, tous sortent, une musique ringarde et entraînante se met à résonner dans tout l’espace, l’épaisse couche de nuage se creuse d’un trou pour laisser tomber sur l’ouverture un faisceau de lumière éblouissant et dorée.

Tous sortent, progressivement, agars. La musique se fait plus insistante, elle commence a donné une furieuse envie d’aspirine. Des angelots descende du ciel resplendissant, lyre à la main, et  entourent les nouveaux libérés. Tout le monde se prend la main dans l’allégresse : le BAC est fini ! Une ronde est organisé au centre de la place centrale au milieu des buissons et de la mousse fessant office de pelouse, tout le monde tourne, tout le monde chante, tout le monde ris, les angelots continues de descendrent, ils pleut des angelots de partout : ça doit être les soldes. On a même le droit aux angelots Made in Tibet : les petits, avec le vrai ensemble blanc pur blanc (encore un coup des délocalisations) ils ont pas la têtes de ceux des églises mais que voulez vous : faut vivre avec son temps (oui, c’est encore de la faute de l’Europe : complètement d’accord avec vous).

La ronde se fait plus frénétique, les filles s’arrachent les cheveux comme dans les concerts de Patric Bruel (oui vous savez ces chansons que l’on entend toujours dans les toilettes publics : d’où le nom de « musique a chier »), ça tourne, ça vole, il pleut des angelots. 

Puis comme dernière purification on organise un autodafé, quitte a y perdre 2-3 angelots pour allumé le feu : ça s’allume du feu de Dieu ces trucs la, vous pouvez pas savoir et de toute façons maintenant ils y en a littéralement partout : sur les toits, sur les bancs, sur la mousse, dans les arbres et même dans les toilettes (ils abusent, vraiment). On y brûle livres, cahiers, piano a queue, professeurs, et bien sur : les convocations….

 

Puis, une voie claire, surpassant la musique à aspirine (augmentation de  50% de chiffre d’affaire pour le pharmacien du coin) une vois douce, calme, grave et sensuelle :

« Je rappelle à tous qu’ils vous faut les convocs pour retirer les résultats du Bac »

 

On a donc brûlé la principale aussi.

 

-----Petite annexe-----

Réflexion sur la violence des jeunes.

Il est évident que ce sont les Jeu vidéo qui les rendent violent : cela les mets dans un degrés d’anxiété dangereusement élevé, de plus le stress et d’adrénaline font qu’ils peuvent retrouver des instincts animales. 

Sans parler des sujets abordés par les jeux vidéo actuellement : ils osent reprendre des sujets d’une violence rarement vue : comme les chefs d’œuvres cinématographiques tels que « massacre a la tronçonneuses » ou « l’exorciste » … Ces films dates de quelques années déjà, mais là n’est pas la question, tout cette insécurité n’est dues qu’aux jeu vidéos, oui Scream c’est un jeu vidéo pourquoi ?

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Charlotte 18/06/2005 13:14

C'est fou ! J'ai adoré cet article !
Je le trouve sanglant, amusant, et imaginatif.

le coup du "La ronde se fait plus frénétique, les filles s’arrachent les cheveux comme dans les concerts de Patric Bruel (oui vous savez ces chansons que l’on entend toujours dans les toilettes publics : d’où le nom de « musique a chier »), ça tourne, ça vole, il pleut des angelots."

Lol.