La politique made in France.

Publié le par Dross

A peine revenue des plages, gagne pain des dermatos, que déjà les Français se remettent à l’excitation politique. L’été fut mauvais, et ça ce sent. La rentrée va être sanglante, le peuple est mécontent. Du moins ce sont les syndicats qui le disent. Et on peut les croire, niveau bêtise, ils ont de sacrés antécédents. 

Il va falloir encore s’attendre à voir le pays bloqué par une minorité de personne. C’est ça la démocratie. Sujet du mécontentement : Sarko au pouvoir et service minimum. C’est vrai qu’avec le service minimum ils ne pourront plus bloquer le pays du coup. Dommage c’était tout de même marrant. Surtout pour les voyageurs. Ils en pleurent encore.

Enfin, service minimum est tout de même un bien grand mot. Fumisterie irai tout aussi bien. C’est une sacrée version hyper-light-ultra-allégé qui est ressorti finalement du chapeau, et ne risque pas de changer réellement quelque chose. Même Sarko, le plus grand petit homme fort de France depuis Napoléon, n’a pas pus résister à la politique de l’image.

Politique de l’image étant à opposer à politique de pays. A savoir que les décisions sont modérées non pas par rapport aux effets qu’ils auraient réellement eut sur le pays, mais en fonction de la côte de popularité.
Et cette sorte de peuple, je ne lui fais pas trop confiance, surtout quand en fait, il se résume à des syndicats tout juste décongelés de la guerre froide, et à des médias qui sélectionnent affectueusement les informations pour nous, débiles parts de cerveau disponible pour Coca-cola.

Non, le politicien doit faire de la politique d’image pour rester : c’est un travail de long terme. Pour sa carrière, bien évidement. Pour le pays, c’est forcément moins joyeux, à court terme c’est de la procrastination, à long terme c’est le résumé des dernières décennies de glorieuse politique Française.

Car n’y allons pas par quatre chemins : pour faire de grandes ou du moins, de bonnes choses, un politique doit savoir être impopulaire.
Même si le peuple est le plus sage qui soit. D’ailleurs, l’abolition de la peine de mort fut impopulaire. C’est dire si le peuple est de bon conseil.  

Et puis, de base, si le politique se tiens à son programme, il n’a pas même de raison de craindre cette impopularité car il a été élu au suffrage universel direct, donc ses idées et projets de réformes on recueillis au minimum l’accord de 51% de français.

A oui mais j’oubliais : en France, il suffis que 5% de la population soit dans la rue pour qu’un ministre saute. C’est ça la démocratie. Il n’y a pas de raison pour que la majorité gouverne après tout. La légitimité à la trappe ! Ca n’est pas vendeur de toutes manières. Faire des micros révolutions tout les mois ça plais aux 68ards, et ça fait tout autant d’acheteurs de journaux potentiels.
Sans parler des jeunes qui prendrons aussi le journal pour voir si leur tête n’y apparaîtrait pas. Et de tout le reste qui essaye en vain de comprendre pourquoi tant d’excitation, et viendrons y chercher des débuts de réponses.
Niveau économie c’est le top.
C’est vrai qu’à l’étranger on a un peu l’air de cons, parfois. Surtout quand on manifeste contre le nouvel an, par exemple. Mais y’a pas a dire : la manifestation c’est dans nos gênes, on sais même plus pourquoi on la fait, à force.


A si cette fois on sait : ça va être pour la rentrée. Et ça va être sanglant.
Mais ça, je l’ai déjà dit.

Publié dans Politique

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Wells 31/08/2007 22:07

oui, oui...Mais si on ne (se) manifeste pas, comment savoir qu'on existe ?Et puit un petit coup de désobéissance, bien festif, c'est si bon...

Dremecker 29/08/2007 08:53

Je suis plus ou moins d'accord avec Janus, pour le moment les réformes ce font assez rapidement (pour une fois ca travail au gouvernement), par contre pour ce qui est du droit de greve je tiens juste à rappeler que d'après la loi, le gouvernement peut décider de réquisitionner les travailleurs. J' ai travaillé dans une société de diffusion des médias à paris (que je ne nomerai pas) qui ce charge de nous émettre la télévision, et je peu vous dire que si ils font greve ils se retrouvent avec soit la gendarmerie soit les militaires au cul chez eux à 7h du matin pour les emmener bosser car les télévisions francaise doivent tournez 24h/24 (on ne sait jamais, une troisieme guerre mondiale est si vite arrivée). Pourquoi ne pas appliquer ce droit de réquisition qu'a le gouvernement à la SNCF? Bon c'est un peu radical certe, mais la solution existait déjà meme si elle ne respectait pas le droit du travail. Quand aux norvegiens, c'est pas comparable, ils ont une histoire et une culture différente que la notre et ce n'est pas dross qui me contredira. Nous somme parti avec dross en suède et on peut vous dire que c'est une mentalité totalement différente (plus intelligente certain dirons) C'est vrai que si l'on regarde notre histoire de plus près, les barricades on toujours été une de nos spécialités (souvenez vous de gavroche :D ). Le francais est un raleur, mais il faut admettre que souvent le francais gueule mais ne "pisse pas loin" (cf guignols) et ne met pas toujours ses idées de manifestation en action. Wait and see! ;)

Janus 24/08/2007 15:24

je trouve ton article un peu trop caricatural, jusqu'à présent toute les réformes sont passée avec une rapidité a faire palir l'ensemble des gouvernements précédents réunis, quant à la manifestation contre le service minimum elle a eu lieu et a réuni piteusement 1000 personnes à Paris.Le fait que la réforme soit selon toi hyper allégé est du au code du travail qui donne le droit de grève et a part les militaires tout le monde en France a le droit de la faire. Le fait est qu'il ne s'agit pas d'empecher les grèves mais de les réglementer et de les rendre moins automatiques, plus contraignantes a déclencher. On nous promet des manifs a la rentrée j'attends de voir comme j'attends toujours la France dans la rue après l'élection de notre nouveau président... en attendant les réformes tombent manifestation ou pas et elles continueront je l'espère...le problème des français, c'est que les trois quart de la population est crétinisé, infantilisé ou manipulé... les gens ne se donnent plus les moyens de réfléchir, ils préfère resté dans leur canapé a regarder de la soupe a la télé ou alors prendre les idées loufoques de quelques parti politique que se soit... Personnellement, je suis admiratif de la Norvège (pays tres riche certes) : des programmes de qualité a la télévision, un système social bien conçu (reinvestissement des profits du pétrole), un gout du travail mais aussi de la vie de famille...Bref bien différent de la France, système sociale décadent, vie de famille "merdique", gout du travail soit inexistant soit exacerbé, et surtout des chaines de télé diffusant de la merde (sauf ma préféré France5 / arte), bref si on considère que les audiances les plus fortes en France sont les match de foot et qu'en Norvège se sont les débats politique... No commentAutre chose qui me vient a l'esprit : les français sont soit des fanatiques de la politique (plutot démago par ailleurs), soit ils n'en ont rien a faire de la politique... les français sont fachés avec le civisme de toute façon... (la dernière chose qui m'a énervé c'est lorsque j'ai vu amel Bent et sa chanson nouveaux français : des parole des merdes "Casé dans des cases , Fiché sur des fiches" et surtout le salut militaire...américain au lieu de français dans sa chorégraphie.........RI-DI-CULE)bon je suis un peu parti dans mes réflexions désolé d'avoir squatté cet espace ;-)

Yeuse 24/08/2007 14:37

Les barricades, grande spécialité française s'il en est, et surtout parisienne, il faut le dire ! N'étant pas spécialiste d'histoire médiévale, la première barricade que je connaisse est celle du 12 mai 1588. Pas trop vieux en fait. Quant à savoir si à l'époque les gens qui manifestaient savaient pourquoi... à vérifier (je les crois plutôt manipulés par les ultra-catholiques et tenant - déjà - à leurs petits privilièges... aujourd'hui on dit les acquis, c'est pareil, à se demander si la nuit du 4 août à servi à quelque chose)La politique d'image... c'est maheureux de voir que cette image se travaille jusqu'aux bourrelets du président. Mouaha. Je préfère encore en rire. Et Toqueville qui affirmait que la démocratie était la tyrannie de la majorité !(Désolée Dross pour le commentaire pollué de références historiques... je fais une indigestion de chronologies en ce moment)