A l'Ouest, rien de nouveau.
Nos médiats continuent de retransmettre de manière crue (dans le meilleurs des cas) faits divers et autres joyeusetés concernant l'insécurité, juste avant de s'étonner des résultats des sondages pro-lepen.
Nos politiciens, définitivement réunis dans des partis gargantuesques d'un autre temps, se bagarrent pour la présidentielle. Ces grands groupes qui se demandent pourquoi ils sont encore là, cherchant chaque élections désespérément un programme, manière dérivée pour expliquer qu'on n'a pas d'idées, ni d'idéal.
Cette simple observation m'est désagréable : comment peut on imaginer gérer un pays si, soit même, on n'est pas convaincu de ce que l'on propose ?
Nous avons donc des partis politiques qui tournent en roue libre, se basant souvent sur des idées devenues ringardes par effet du temps. Entendre Ségolène Royal inclure des mots dans son discours, après avoir été sélectionnée, tels que « c'est un véritable mouvement populaire », « il est temps de se battre » etc. tirés d'un vocabulaire socialo-populiste, était affligeant.
Allons nous vers une nouvelle élection médiocre ? Où on n'aura, pour le second tour, le choix qu'entre Lepen et une figure médiatique – certe – mais complètement vide de compétence et d'objectifs, car n'étant arrivé à ce poste non pas par idéal mais par ambition.
Sans oublier que l'esprit de réforme des institutions, particulièrement nécessaire actuellement, m'apparaît difficilement personnalisable dans un de ces personnages, étant le produit même dudit système.
Jusqu'à quand la France pourra se permettre un tel système qui n'amène jamais rien de neuf, fait sa propre promotion et se bride de lui même ?
Il est pourtant un risque à ne rien changer dans ce système : à force de voir les gouvernements incompétents et inefficaces, il est de forte chance que les extrêmes grossissent leurs rangs. Comme c'est déjà plus ou moins déjà en train de ce passer d'ailleurs...